chorale

Ministère de la musique liturgique

Le ministère de la musique liturgique occupe une place privilégiée au service des rites. Il ne chante pas pendant la messe, il chante la messe. Il chante avec l’assemblée (la liturgie doit être participative) ; parfois en dialoguant avec l’assemblée, et quelque fois, pour l’assemblée (appuyant la prière des fidèles). Les intendant(e)s qui y sont engagés sont « une chance pour la liturgie ». Ils reconnaissent :

  • que le chant est un élément de solennisation ;
  • qu’il donne à la Parole une plus grande efficacité ;
  • qu’il entoure de beauté la célébration liturgique ;
  • qu’il suscite l’unité de l’assemblée.
« Une intonation juste et belle conduit efficacement vers le mystère célébré. Ainsi, les ministres de la musique sacrée ne chantent pas pour se mettre en valeur ; ni pour apporter à la célébration un simple ornement, ni pour se délecter de leur chant, ni pour remplir des silences, mais pour aider l’assemblée à exercer ses prérogatives baptismales de louange et de supplication. » – https://liturgie.catholique.fr/.

 

À propos des chorales

L'acte de chant met en mouvement tout l'être : le corps, l'esprit, le cœur ; et le fruit (la « prestation ») des membres de ce ministère est le fruit d’un long travail. Quand une chorale entre dans l'acte liturgique, elle devient par les rites auxquels elle participe, membre vivant du corps du Christ. On voit donc, à la fois, l’importance de la fonction et la nécessité de bien comprendre son rôle et de bien le remplir.

Formation continue

Le chant choral, dans l’Église, est souvent un lieu d’accueil fraternel. Cependant, la joie d’être en groupe ne suffit pas ; de même la bonne volonté est précieuse, mais il faut plus pour fonder et entretenir la démarche de tant de personnes qui prennent du temps, avec humilité, pour que Dieu soit chanté. À la bonne volonté, il faut adjoindre une formation. Le chant en chorale dépend, entre autres,

  • d’une bonne direction de la part des responsables ;
  • que les membres réfléchissent à la démarche liturgique ;
  • d’une formation technique au chant... d’abord à l’écoute des autres : c’est une condition de la justesse ; mais aussi vocalement à la respiration, aux nuances, aux couleurs de la voix, etc.
  • d’une formation spirituelle (vie de prière, assiduité aux sacrements) ;
  • d’une formation ecclésiale (la collaboration avec d’autres groupes dans l’Église et dans la société)
  • d’une ouverture culturelle (veiller à ce que la dimension universelle de l’Église soit célébrée et que tous puissent s’exprimer selon leurs cultures).

Avant tout, les ministres de la musique sacrée prient et confient leur ministère à Jésus pour permettre à l’Esprit Saint d’œuvrer à travers eux.

 

Documents de référence

    1. Une grande partie du texte ci-dessus a été inspirée par la Charte des chanteurs liturgiques publiée par le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle de la Conférence des évêques de France. 
    2. Instruction Musicam sacram sur la musique dans la liturgie
    3. Constitution sur la Sainte Liturgie : Sacrosanctum Concilium
    4. Présentation générale du Missel Romain
    5. Guidelines for Liturgical Music
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