saint francois d'assise

Qu'est-ce qu'une indulgence plénière durant l'année jubilaire de saint François?

Pourquoi parle-t-on d'indulgences plénières en cette année jubilaire ?

L'INDULGENCE : UNE GRÂCE UNIQUE

Au cours de l'année jubilaire de saint François (du 10 janvier 2026 au 10 janvier 2027) proclamée par le pape Léon XIV, « que tout fidèle chrétien, à l’exemple du saint d’Assise, devienne lui-même un modèle de sainteté de vie et un témoin constant de paix. »

Alors que les fruits de grâce du Jubilé Ordinaire de l’année 2025, récemment achevé, au cours duquel nous avons tous été exhortés à devenir pèlerins de cette espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5,5), demeurent encore actuels et efficaces, s’y ajoute maintenant, comme son prolongement idéal, une nouvelle occasion de jubilation et de sanctification : le huitième centenaire du bienheureux passage de saint François d’Assise de la vie terrestre à la patrie céleste (3 octobre 1226).

L'indulgence, don inestimable de la miséricorde divine, est l'un des « signes » particuliers de l'année jubilaire.  Elle est liée à la miséricorde infinie de Dieu et est considérée comme un moyen pour les individus de faire l'expérience du pardon des péchés.  L'indulgence peut être accordée à ceux qui sont vraiment repentants et qui ont purifié leur âme par le sacrement de la pénitence et de la sainte communion.

L'indulgence plénière est donc une des grâces uniques d'une année jubilaire.  C'est le Saint Père qui a l'autorité de nous l'accorder.

« L'esprit de pénitence est comme l'âme du Jubilé »

Comme dans la bulle d'indiction de l'année sainte, Spes non confundit (l'Espérance ne déçoit pas), le pape François nous dit :

« L'indulgence permet de découvrir à quel point la miséricorde de Dieu est illimitée.  Ce n'est pas un hasard si, dans l'Antiquité, le terme « miséricorde » était interchangeable avec le terme « indulgence », précisément parce que celui-ci entend exprimer la plénitude du pardon de Dieu, qui ne connaît pas de limites. »

 

 

Selon le CATÉCHISME DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE ... [CÉC 1471 - 1479]

Rémission de la peine temporelle

« L'indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l'action de l'église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints. »


Plénière ou partielle ...

« L'indulgence est partielle ou plénière, selon qu'elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché. » Les indulgences peuvent être appliquées aux vivants ou aux morts.


Effets résiduels du péché ...

Dans notre humanité, faible et attirée par le mal, certains effets résiduels du péché demeurent.  Ils sont éliminés par l'indulgence, toujours par la grâce du Christ, qui, comme l'a écrit saint Paul VI, est Lui-même «  notre indulgence  ».


L'indulgence plénière est la remise totale des peines dues au péché.  Nous pourrions nous demander : MAIS C'EST POUR ÇA, LA CONFESSION SACRAMENTELLE, NON ?

La réponse est non.  Le sacrement de la réconciliation pardonne les péchés, mais n'enlève pas la peine due au péché.  Qu'est-ce que la peine due au péché ? Comparons le péché à un vase brisé.  Imaginez que quelqu'un vient chez vous et brise un vase que vous gardiez précieusement dans votre salon.  La personne vous demande pardon de l'avoir brisé et dans votre grande générosité, comme Dieu le fait pour nous quand on commet un péché, pour conserver l'amitié qui vous unit, vous lui pardonnez.  C'est très bien, mais ça ne remplace pas le vase.  Pour que les choses redeviennent comme avant, la personne qui a brisé le vase doit le remplacer.  C'est ce qu'on appelle la peine temporelle.

C'est dans cet esprit que le prêtre propose une pénitence au moment de la confession.  Celle-ci est souvent minime par rapport aux péchés accusés, mais elle contribue à effacer partiellement la peine temporelle.  Cette dernière doit être expiée en ce monde ou dans un processus de purification (purgatoire) avant d'accéder à la pleine communion en Dieu (paradis).

Le désir du Seigneur étant de libérer du fardeau du péché toute personne se réconciliant avec Lui, Il a doté son Église des moyens nécessaires pour pardonner les péchés et même effacer les peines temporelles liées au péché.  Ainsi, l'Église accorde des indulgences partielles et plénières à certaines conditions et occasions.


Comment obtenir l'indulgence durant l'année jubilaire de saint François

Tous les fidèles «sans distinction» qui, «l'âme détachée du péché, participeront à l'Année de saint François en visitant sous forme de pèlerinage n'importe quelle église conventuelle franciscaine, ou lieu de culte dans le monde entier dédié à saint François», ou «lié à lui pour quelque raison que ce soit». 

«Ils suivront avec dévotion les rites jubilaires, ou consacreront au moins un temps convenable à la méditation à la prière, afin que, à l'exemple de saint François, des sentiments de charité chrétienne envers le prochain et d'authentiques vœux de concorde et de paix entre les peuples jaillissent dans les cœurs»  en concluant par le Notre Père, le Credo et des invocations à la Bienheureuse Vierge Marie, à saint François d'Assise, à sainte Claire et à tous les saints de la famille franciscaine.

Le décret explique que l'indulgence plénière sera accordée «aux conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière selon les intentions du Saint-Père), applicable également sous forme de suffrage pour les âmes du purgatoire». Les personnes âgées, les malades, ceux qui prennent soin d’eux, ainsi que tous ceux qui, pour de graves raisons, ne peuvent sortir de chez eux, pourront également obtenir l’Indulgence plénière, pourvu qu’ils soient détachés de tout péché et qu’ils aient l’intention de remplir dès que possible les trois conditions habituelles, s’ils s’unissent spirituellement aux célébrations jubilaires de l’Année de saint François, offrant au Dieu miséricordieux leurs prières, leurs douleurs ou les souffrances de leur vie.